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Les Mormons ne croient-ils pas que Jésus et Satan sont frères ?
Libby Quaid
Associated Press
12 décembre 2007
Traduction mormonisme.com
Mike Huckabee, candidat aux primaires républicaines
et pasteur baptiste du Sud a demandé dans un article à
paraître prochainement s’il était exact que les Mormons considéraient que Jésus
et le diable étaient frères » ?
L’article, qui paraîtra dans le magazine du dimanche
du New York Times, raconte que Huckabee a posé la question après avoir affirmé
qu’il pensait que le mormonisme était effectivement une religion mais qu’il n’y
connaissait pas grand-chose. Son rival Mitt Romney, ancien gouverneur du
Massachusetts, est membre de l’Eglise mormone, officiellement connue sous le nom
de Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours.
L’Encyclopédie du Mormonisme, publiée en 1992 et qui
fait autorité, n’établit pas de lien fraternel entre Jésus et Satan. Elle
présente Jésus comme le fils de Dieu et Satan comme un ange déchu, ce qui est en
fait un récit biblique.
Une porte-parole de l’Eglise a indiqué que la
question posée par Huckabee est généralement posée par ceux qui souhaitent
dénigrer les doctrines de l’Eglise plutôt que de les clarifier.
« Nous croyons, tout comme les autres chrétiens et
ainsi que Paul l’a écrit, que Dieu est le père de toutes choses »,
explique la porte-parole Kim Farah.
« Cela signifie que tous les êtres vivants furent
créés par Dieu et sont ses enfants spirituels. Toutefois, le Christ fut le
seul fils charnel qu'il eut, et nous le vénérons en tant
que fils de Dieu et sauveur de l’humanité, indique-t-elle. Satan est lui le
contraire exact de ce qu’est le Christ et de ce qu’il représente ».
Romney n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.
Plus tôt dans le mois, Huckabee n’a pas cru bon
d’indiquer s’il pensait que le mormonisme (la religion de son rival Romney)
était une secte.
« Je ne vais pas rentrer dans des discussions visant
à évaluer les doctrines et la religion d’autrui. Je pense que ce n’est
absolument pas le rôle d’un [future] président », a déclaré l’ancien gouverneur
de l’Arkansas.
Tout en indiquant qu’il respectait « tout ceux qui
partagent ses convictions religieuses », Huckabee a indiqué qu’il ne lui
appartenait pas et ne comptait commenter les croyances des autres (en nommant
ses rivaux Mitt Romney, John McCain, Rudy Giuliani et la démocrate Hillary
Rodham Clinton), préférant laisser cela à leurs soins.
Il a également pris soin d’éviter toute explication
théologique lorsqu’il lui fut demandé d’expliquer pourquoi certains évangélistes
ne perçoivent pas les mormons comme faisant partie de la chrétienté.
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Comment est-il possible que Jésus et Lucifer soient des
frères spirituels alors que leurs caractères et objectifs sont
diamétralement opposés ?
Jess L. Christensen
(Directeur de l'Institut des Religions à l'Université d'Etat d'Utah de
Logan)
“I Have a Question”,
Ensign,
Juin 1986, p. 25-26 dans
LDS.org
Traduction mormonisme.com
Au premier abord, la doctrine qui établit que
Lucifer et le Seigneur Jésus Christ sont frères peut en surprendre plus d’un
– en particulier ceux qui ne sont pas familiers avec les révélations
mormones. Mais de fait, aussi bien les Ecritures que les prophètes
affirment que Jésus Christ et Lucifer sont effectivement les descendants de
notre Père Céleste et, par conséquent, frères spirituels. Jésus Christ
était avec le Père depuis le commencement. Lucifer, également, était un ange
« qui détenait de l’autorité en la présence de Dieu », un « fils du matin ».
(Isa.14:12; D&A 76:25-27). Jésus comme Lucifer étaient tous deux de grands
meneurs munis d’un grand savoir et d’une grande influence. Mais en tant que
premier né du Père, Jésus était le frère aîné de Lucifer. (Col.1 :15 ; D&C
93 :21).
Comment est-il possible que deux si grands
esprits en arrivent à s’opposer aussi radicalement ? La réponse se trouve
dans le principe du libre du arbitre, qui existe depuis le commencement.
(D&A93 :30-31). De Lucifer les Ecritures disent que par rébellion « il
devint Satan, oui, le diable, le père de tous les mensonges ».
(Moïse 4 :4). Remarquons qu’il n’est pas né mauvais, mais qu’il devint Satan
par choix.
Lorsque notre Père Céleste présenta son plan de
salut, Jésus l’approuva et accepta le rôle qui lui état réservé, rendant à
Dieu la gloire qui lui était due. Lucifer, en revanche, rechercha pouvoir,
honneurs, et gloire sans partage. (Isa. 14 :13-14 ; Moïse 4 :1-2). Lorsque
les changements qu’il voulut apporter au plan de salut du Père furent
rejetés, il se rebella contre Dieu, et fut donc chassé du paradis avec ceux
qui s’étaient ralliés à lui. (Apo. 12 :7-9 ; D&A 29 :36-37).
Que les frères fassent des choix radicalement
différents n’est pas un fait nouveau en soi. Les écritures attestent que
cela arrivent depuis toujours : Caïn a choisi de servir Satan et Abel de
servir Dieu. (Moïse 5 :16-18). Esaü « haïssait son droit de naissance »,
alors que Jacob choisit de l’honorer. (Gen. 25 :29-34). Les frères de
Joseph tentèrent de le tuer, et lui chercha à les protéger. (Gen.
37 :12-27 ; Gen. 45 :3-11).
Il est ironique que le libre-arbitre auquel
Lucifer a eu recours pour se rebeller soit précisément le don qu’il ait
tenté de reprendre à l’homme. Sa proposition était que tous soient rendus à
Dieu. (Moïse 4 :1,3). Mais le principe du
libre arbitre est indispensable à l’existence et la progression des êtres
doués d’intelligence : en prenant des décisions sages, nous progressons vers
la lumière et la vérité. D’un autre côté, les mauvais choix – tels que ceux
qu’a fait Satan – nous freinent dans notre progression et peuvent même nous
priver de bénédictions que nous possédons déjà. (D&A 93 :30-36).
Pour progresser, par conséquent, il nous est
nécessaire d’avoir la possibilité de choisir entre le bien et le mal. Il
est intéressant de noter, Satan et ses anges (ceux qui s’opposent au libre
arbitre) sont devenus cette opposition. Comme le prophète Léhi l’a
enseigné : « Les hommes sont libres…. Il cherche à ce que tous les hommes
soient malheureux comme lui-même l’est ». (2Ne.2 :27).
Bien que le Père ait permis à Satan et ses anges
de tenter l’humanité, il nous donna par ce biais la possibilité de nous
élever au-delà de la tentation. (1 Cor. 10 :13). Il nous fit également un
don merveilleux, celui de l’expiation.
Satan apprit qu’il blesserait le talon de la
postérité de Eve, mais qu’elle lui écraserait la
tête (Moïse 4 :21). Président Joseph Fielding Smith a expliqué que
« le ‘Dieu de la paix’ qui, selon les Ecritures, blessera Satan est Jésus le
Christ » (Answers to Gospel Questions, Salt Lake City : Deseret Book Co.,
1957, 1 :3). Satan devait blesser le talon du Sauveur en amenant les hommes
à crucifier ce dernier. Mais en mourant et ressuscitant, le Christ a vaincu
la mort pour chacun d’entre nous ; et grâce à l’expiation, il offre à chacun
d’entre nous une échappatoire aux ramifications éternelles du péché. Ainsi,
les manigances de Satan furent contrecarrées et, au final, il fut jugé,
enchaîné, et jeté en enfer pour l’éternité. (Apo. 20-1 :10 ; D&A 29 :26-29). |