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LES MORMONS théologie, croyances, pratiques, et actualité de l'Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours DANS LA PRESSE |
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Les opinions divergent au sujet de "ces mormons"
Les qualificatifs vont de secte à grande famille soudée.
Denny Romboy Deseret Morning News 3 mars 2007 Traduction Fabrice Cellier, mormonisme.com Les textes entre [ ] sont des ajouts du traducteur
Desert
Morning News Graphics Les américains associent l'Église des SDJ à la polygamie plus qu'à toute autre chose, y compris au duo Donny et Marie [deux des neufs enfants de la famille Osmond, une famille mormone très pratiquante, qui connurent le succès dans les années 1970 grâce à la musique et une émission TV de variété du même nom. A la fin des années 1990s, Donny et Marie revinrent sur les écrans pour présenter un talk show]. Un nouveau sondage Gallup paru vendredi montre que 46% des américains ont une opinion défavorable de l'Église de Jésus Christ des Saints des derniers jours, contre 42% d'opinions favorables. « Manifestement il y a quelque chose dans la religion mormone qui dérange la population américaine », commente le service d'information de Gallup. Mais les analystes et les experts politiques pensent que les mormons, qui appartiennent à une Église dont la croissance est l'une des plus fortes des États-Unis, ne devraient pas être trop préoccupés par ces résultats. « Je ne pense pas qu'il faille y attacher trop d'importance car ce chiffre n'est pas si mauvais", explique Rodney Stark, professeur en sciences politiques à Baylor University. "Quantité d'américain n'ont jamais rencontré de mormons ». Ce sondage téléphonique Gallup conduit entre le 22 et le 25 février auprès de 1018 adultes choisis sur tout le territoire montre que l'opinion négative repose apparemment sur davantage d'éléments que le simple rôle de l'Église dans un contexte présidentiel. Ce sondage visible sur le site web galluppoll.com, admet une marge d'erreur de 4%. Précédemment, Gallup avait sondé les électeurs au sujet de l'ancien gouverneur mormon du Massachusetts et candidat à la candidature pour les présidentielles, Mitt Romney. Les résultats du sondage avaient révélé qu'un quart du pays ne voterait pas pour un candidat mormon quand bien même celui-ci posséderait les aptitudes requises. Un sondage Washington Post/ABC News a lui révélé que 29% n'accorderait pas le vote à un candidat mormon. Le nouveau sondage détaille les résultats par région, parti politique, orientations idéologiques, pratiques et convictions religieuses. Les réponses révèlent que: - les américains fréquentant une église ont une opinion hautement négative de la religion mormone. - les protestants ont un avis largement plus négatif que les catholiques, qui sont en fait le groupe religieux le plus favorable aux mormons. - les individus se définissant proches du parti républicain ont une opinion légèrement plus négative que ceux se déclarant proche du parti démocrate ou indépendant. - les libéraux [personnes de gauche ou progressiste, par opposition aux conservateurs] ont une opinion extrêmement négative, alors que les conservateurs et les modérés sont à peu près également divisés. - les opinions concernant les mormons sont plus affirmées dans l'ouest du pays, là où la majorité des membres de l'Église vit.
Changements de comportements Le porte-parole de l'Église des SDJ, Scott Trotter, a fait une brève déclaration vendredi après-midi pour faire suite au sondage. « De par le monde, quantité de religions sont mal comprises, et nous pensons que ce sondage reflète que nombre de gens ne connaissent rien ou peu des doctrines, enseignements, et valeurs de l'Église de Jésus Christ des Saints des derniers jours », a-t-il déclaré. Stark, un spécialiste du mormonisme, a expliqué que les résultats ne sont pas aussi négatifs qu'ils l'auraient été il y a 30 ans. « Je pense que les gens sont beaucoup moins hostiles », a-t-il affirmé. Jan Shipps, professeur émérite d'histoire et d'études religieuses à Indiana University - Purdue University, ne trouve pas que les résultats du sondage soient choquants. « Il n'y a rien qui me surprenne vraiment », déclare-t-elle. Shipps, qui étudie l'Église des SDJ depuis 1961, attribue cette mauvaise image à l'influence qu'ont les fondamentalistes chrétiens, évangélistes, et pentecôtistes qui remettent en cause la chrétienté des mormons. Et ce phénomène est accentué par des groupes tels que "les ex-mormons pour Jésus" et des films comme "The Godmakers". Une image dont les mormons n'ont pas su se défaire est celle d'un mouvement polygame, un pratique que l'Église a interdite officiellement depuis 1890. Une des questions posées demandait aux sondés ce qui leur venait à l'esprit lorsqu'ils pensaient à l'Église des SDJ. La polygamie arrive en tête, suivi de Salt Lake City ou Utah, puis d'individus bons et attentionnés aux fortes valeurs morales. D'autres réponses manifestaient une désapprobation des croyances mormones, faisaient allusion au démarchage prosélyte, aux familles nombreuses, et faisaient état de descriptions mettant en avant l'étrangeté ou le sectarisme. Les Osmond étaient tout en bas de la liste. Étonnement, pour les 17% des sondés qui ont une opinion favorable de l'Église des SDJ, la polygamie est l'image qui revient le plus fréquemment. Selon Shipps deux facteurs font de la polygamie la réponse numéro un. « La première est Warren Jeffs [Gourou de la secte polygame the Fundamentalist Church of Jesus Christ of the Latter day saints arrêté en 2006] et tous les fondamentalistes. La seconde est Big Love », la série télé de HBO [qui traite d’une famille polygame].
Libéraux, évangélistes
Quinn Manson, un politologue de l'université [mormone] Brigham Young University, explique que le sondage était trop superficiel pour le confirmer, mais que les chiffres semblent indiquer que le groupe des sondés défavorables aux mormons est en fait composé de deux groupes : les libéraux séculiers et les chrétiens fondamentalistes ou évangélistes conservateurs qui désapprouvent les croyances mormones. « Les libéraux séculiers ne nous apprécient pas car ils sont opposés à la religion en général », explique Manson, « et les évangélistes n’aiment pas notre théologie et nos doctrines, bien que ça ne les dérange pas de nous fréquenter et qu’ils pensent que nous sommes des gens plutôt biens ». Cela confirme une anecdote publiée récemment dans le New York Time Magazine et tirée du livre de Michael Lewis, The Blind Side. Un évangéliste et ancien basketteur de l’université de Mississippi, Sean Tuohy, avait déclaré, en faisant référence au soutien et à l’aide que son fils adoptif reçut de l’université mormone BYU alors qu’il prenait des cours par correspondance, « Peut être bien que les mormons iront en enfer, mais ce sont des gens rudement sympas ». Pour, Kirk Jowers, le directeur de l’Hinckley Institute of Politics de l’université d’Utah, « Le président Bush comme les républicains sont bien plus mal vus que les mormons dans le pays en ce moment ». Les quatre principaux prétendants à la présidence sont confrontés à des débats sur leur age, leur couleur de peau, leur sexe ou leur religion, explique-t-il. « Les médias présentent ses élections comme une occasion d’aller au-delà des préjugés ». Jowers, partisan de Romney depuis bien longtemps, ne pense pas que l’image de l'Église des SDJ était pire par le passé. Les sondages politiques effectués à travers le temps montre que si les préjugés basé sur l’age, la couleur de peau ou le sexe d’un candidat se sont affaiblis, ils restent les mêmes quand il s’agit d’un candidat mormon. « Tout le problème est de savoir ce que ça implique pour Romney, » explique Stark. « Mais je ne pense pas que ce soit si mauvais pour lui vu que personne ne le connaît pour le moment ». L’équipe de campagne de Romney n’a pas souhaité nous répondre au téléphone. « Si cela c’était produit en 1961, ça aurait été deux fois pire. Aucun mormon n’aurait eu l’idée de se présenter aux présidentielles. Il ne s’agit pas là d’un type qui essaie de sortir de son Utah natal. Il n’aurait certainement pas la même couverture médiatique », explique-t-il. Stark place Romney dans la même catégorie que John F. Kennedy, qui en tant que catholique avait du faire face à une forte opposition durant sa campagne, l’incitant finalement à déclarer qu’il ne ferait pas entrer le pape à la Maison Blanche. Stark pense que, pareillement, les membres de la Première présidence et du Conseil des 12 Apôtres qui président l'Église des SDJ ne bénéficieront d’aucun passe-droit. Il voit très bien Romney déclarer quelque chose comme « Il n’y aura pour les 12 Apôtres aucun souterrain menant directement au Pentagone ».
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