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Index / Les Mormons dans la presse / Mitt Romney dans la presse / Mitt Romney, le premier troisième candidat mormon à la Maison Blanche

 

Mitt Romney, le premier mormon candidat à la Maison-Blanche

 

L'ancien gouverneur du Massachusetts, en lice pour l'investiture républicaine, courtise la droite chrétienne.

 

Jean-Louis Turlin

Le Figaro

14 février 2007

 

 

 

Note du traducteur: Décidément les français connaissent mal les mormons...  Cet article du Figaro est effectivement erroné, puisqu'en réalité Mitt Romney est au moins le 3ème candidat mormon à se présenter à la présidence américaine (on peut en réalité compter cinq mormons à avoir tenter l'aventure présidentielle) !  Le dernier en date à s'être démarqué n'étant nul autre que le père de Mitt Romney, George Romney, qui fut longtemps favori des sondages pour l'investiture républicaine avant de tenir des propos sur la guerre au Vietnam qui lui coûtèrent sa popularité auprès de l'électorat républicain.  Le premier des candidats mormons aux présidentielles américaines fut en fait Joseph Smith en personne , le fondateur de l'église mormone, qui déclara sa candidature quelques mois avant d'être assassiné. 

Les deux autres candidats mormons à avoir mené une campagne, sans trop de succès, furent les sénateur Reed Smoot et Orrin Hatch de l'Utah.

 

Biographie de Mitt Romney

 

                                                  Osorio/AP

EN ANNONÇANT officiellement sa candidature à l'investiture républicaine, hier au Musée Ford de Detroit, dans son État natal du Michigan, Mitt Romney a lancé à son tour un défi à l'Amérique : est-elle prête à élire un président mormon ? Hillary Clinton et Barak Obama, autres candidats déclarés, mais dans le camp démocrate, ont provoqué la même question à propos de la première femme ou du premier Noir à la Maison-Blanche. Mais dans l'inconscient collectif américain, la religion inspire sans doute aujourd'hui plus de préjugés que le genre ou la race.

Il y a 47 ans, John F. Kennedy avait su convaincre que le premier président catholique ne serait pas aux ordres de Rome. L'argument menace de ressortir aujourd'hui à propos d'une Église - « LSD » ou « Latter Day Saints » - perçue par beaucoup comme un culte tolérant la polygamie - en réalité bannie depuis 1890.

 

Un parcours « progressiste »

Le père de Mitt Romney, George, élu trois fois gouverneur du Michigan, avait vu sa campagne présidentielle de 1968 avorter, avant que sa religion ne devienne un enjeu. L'actuel sénateur républicain Orrin Hatch n'avait pas eu plus de chance en 2000, mais il estime avoir montré que le handicap n'est pas insurmontable.

« Il est plus important pour moi qu'un candidat partage mes valeurs que ma foi. » Cette phrase d'un consultant d'organisations évangéliques, citée par le New York Times, résume à elle seule la stratégie de Mitt Romney, qui se repositionne depuis plusieurs mois comme le champion des valeurs conservatrices chères à la droite chrétienne, quitte à renier son « parcours » progressiste. Le rival de Ted Kennedy aux sénatoriales de 1994, qui se voulait plus à gauche que son adversaire sur les droits des homosexuels, s'est opposé, en tant que gouverneur du Massachusetts (de 2002 à 2006), au mariage gay admis par les tribunaux de son État. Cet ancien défenseur de l'avortement libre y est aujourd'hui hostile, tout comme il l'est à la recherche sur les cellules souches.

« Il est plus important pour moi qu'un candidat partage mes valeurs que ma foi. » Cette phrase d'un consultant d'organisations évangéliques, citée par le New York Times, résume à elle seule la stratégie de Mitt Romney, qui se repositionne depuis plusieurs mois comme le champion des valeurs conservatrices chères à la droite chrétienne, quitte à renier son « parcours » progressiste. Le rival de Ted Kennedy aux sénatoriales de 1994, qui se voulait plus à gauche que son adversaire sur les droits des homosexuels, s'est opposé, en tant que gouverneur du Massachusetts (de 2002 à 2006), au mariage gay admis par les tribunaux de son État. Cet ancien défenseur de l'avortement libre y est aujourd'hui hostile, tout comme il l'est à la recherche sur les cellules souches.

Il a délibérément choisi d'occuper le terrain des valeurs morales, sur lequel ses principaux rivaux, le sénateur John McCain et l'ancien maire de New York, Rudolph Giuliani, sont a priori moins à l'aise. Face à ces divorcés, Mitt Romney, bel homme de 59 ans, incarne avec Ann, son élégante épouse de toujours et leurs cinq enfants, l'image de la famille modèle.

Ce n'est pas son seul argument : il a mis ses talents d'homme d'affaires au service du gestionnaire qui a redressé les finances du Massachusetts et sauvé les Jeux olympiques d'hiver de Salt Lake City en 2002. Mais le politicien, qui invoque volontiers l'héritage de Ronald Reagan, ne se vante guère d'avoir instauré la couverture médicale obligatoire dans le Massachusetts. Ni d'y avoir fait une entorse aux interdits mormons, en autorisant la vente d'alcool le dimanche et l'ouverture d'un casino.

 

Voir les autres boulettes du Figaro concernant les Mormons

 

 

Copie du document présenté par le Boston Globe comme ayant filtré de l'équipe de campagne de Mitt Romney