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Romney et Clinton en tête
Un sondage sur les candidats à la candidature montre d’importantes divisions partisanes
Mark Z. Barabak du Los Angeles Times 4 mars 2007 traduction mormonisme.com
Le sénateur démocrate Hillary Rodham Clinton et le républicain Mitt Romney apparaissent comme étant les mieux placés au sein de leur parti respectif pour la course à la présidentielle, selon un sondage du Los Angeles Times, qui souligne de profondes divisions partisanes quant aux objectifs et thèmes de campagne pour 2008. Le sondage sur les intentions de vote place l’ancien sénateur de la Caroline du Nord John Edwards en seconde position au sein du parti démocrate, devançant le sénateur de l’Illinois Barack Obama. Il souligne également la mauvaise posture du sénateur de l’Arizona, John McCain, loin derrière Romney, l’ancien gouverneur du Massachusetts, et derrière Rudolph W. Giuliani, l’ancien maire de la ville de New York pour une investiture républicaine à la présidence. L’étude met également en avant l’inquiétude des républicains quant à leur capacité à investir la Maison Blanche pour un nouveau mandat : 42% des dirigeants du parti pensent qu’il sera difficile de faire élire un républicain après les deux mandats de Bush, et un peu plus de la moitié pensent que le candidat républicain devra axer sa campagne sur une volonté d’engager le pays dans une nouvelle direction. « J’adore le président Bush, vraiment », explique dans un entretien Cindy Phillips, membre du comité national républicain dans le Mississippi et qui exprime un penchant pour Giulinani. « Mais il faut être différent de son prédécesseur. Il faut amener sa touche personnelle, ses propres projets ». L’étude a sondé les membres du comité national du parti républicain et du parti démocrate (CNR/CND), les corps gouvernants des deux principaux partis politiques. Bien que relativement peu nombreux, ces adhérents pourraient jouer un rôle crucial dans la nomination de leur candidat pour novembre 2008, grâce à l’influence qu’ils exercent dans leur propre état. « Les membres du CNR et du CND ne sont pas justes des délégués », explique Charlie Cook, un analyste de campagne indépendant de Washington couvrant les primaires. Ce sont des organisateurs essentiels et des meneurs d’opinions. Ils peuvent porter ou couler un candidat, rendre ses défis plus faciles ou insurmontables dans un état. Ils jouent un rôle très important ». Le sondage permet également une analyse différente des tendances de celle que peut livrer un sondage au plan national. Il y a quatre ans, un sondage des membres du CND similaire avait révélé un soutien important en faveur du sénateur du Massachusetts John F. Kerry, mais également envers Edwards et Howard Dean, l’ancien gouverneur du Vermont, alors que ces deux derniers étaient faiblement soutenus dans les sondages d’électeurs sur le plan national. Au final, les trois s’avérèrent les mieux placés pour la nomination démocrate, qui fut finalement remportée par Kerry. Le sondage du Times, dirigé par Susan Pinkus, à interrogé 313 des 386 membres du DNC et 133 des 165 membres du CNR entre le 13 et le 26 février. Puisque le sondage s’est attaché à interroger les membres représentants en place pour chacun des États, plus que de prendre un échantillon aléatoire, la marge d’erreur est nulle. L’étude montre qu’aucun candidat ne jouit d’un consensus institutionnel. Au contraire, plus d’un tiers des membres du CNR affirment ne pas avoir de candidat favori, et près d’un tiers des membres du CND avouent n’avoir aucune préférence. Parmi les républicains, Romney bénéficie du plus fort soutien, avec 20% des membres du comité, suivi de Giuliani avec 14%, puis de McCain avec 10%, et de Newt Gingrich, ancien président de la chambre des représentants, avec 8%. Information potentiellement inquiétante pour McCain, un peu plus de 10% des membres du CNR déclarent qu’ils ne le soutiendraient pas si, cette fois-ci, il remportait la nomination républicaine. Si l’on met de côté le soutien des membres des comités, Giuliani et Clinton, tous les deux en poste dans l’état de New York, sont perçus comme la meilleure chance pour leur parti respectif de gagner la Maison Blanche. […] Au sein du parti républicain, 83% des adhérents verraient bien Giuliani et Romney comme candidat, et 78% pensent que Gingrich serait à sa place. McCain n’est perçu comme un bon candidat potentiel que par 56% des adhérents républicains, et 38% pensent qu’il ne ferait pas l’affaire. D’autres candidats moins connus ont également reçu une appréciation favorable, à deux exceptions près : le sénateur du Nébraska Chuch Hagel qui a ouvertement critiqué la guerre, et le député Tom Tancredo du Colorado, un opposant fervent de la politique d’immigration du président, récoltent plus d’avis défavorables que d’avis favorables. Démocrates et républicains se différencient peu à l’idée d’avoir un président noir, hispanique, ou une présidente. La grande majorité des deux camps pensent que la nation est prête pour cela. En revanche, les républicains sont plus optimistes que les démocrates à l’idée qu’un mormon puisse gagner les élections, ce qui témoigne de la popularité de Romney. Près de 80% des adhérents du parti républicain affirment que le pays pourrait élire un mormon, alors que seulement 48% des démocrates le pensent. |