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Index / Les Mormons dans la presse / Mitt Romney dans la presse / Les conservateurs chrétiens soutiennent Romney

 

La droite religieuse préfère Romney à Giuliani

 

AFP

21 octobre 2007

 

Biographie de Mitt Romney

 

Des milliers de chrétiens conservateurs réunis à Washington ont refusé la main tendue du candidat républicain à la Maison Blanche Rudolph Giuliani, lui préférant l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney dans un vote informel samedi.

Cette consultation de 5.775 électeurs de la droite religieuse, participant à la conférence ou votant sur internet, a donné 27,6% des voix à M. Romney, 27,1% à l'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee, 15% à Ron Paul, représentant du Texas. L'ancien maire de New York arrive avant-dernier avec moins de 1,85% des voix suivi du sénateur John McCain, bon dernier des huit candidats en lice.

Le maigre score de M. Giuliani qui domine les sondages des électeurs républicains démontre que l'ancien maire n'est pas parvenu à convaincre les sceptiques de sa capacité à défendre les valeurs chères à la droite religieuse.

"Vous n'avez absolument rien à craindre de moi", avait affirmé l'ancien maire de New York au cours de cette conférence organisée à Washington par des associations de la droite chrétienne.

Marié trois fois, M. Giuliani n'est pas hostile au droit à l'avortement même s'il y est personnellement opposé, et ne réclame pas l'interdiction du mariage homosexuel comme l'exigent les groupes conservateurs chrétiens.

"Nous avons quelques points de désaccord mais je crois que nous avons beaucoup, beaucoup de points de convergence", avait assuré M. Giuliani. "Je serai toujours honnête avec vous... Je viens vers vous avec l'esprit et le coeur ouverts et je vous demande de faire de même", avait-il ajouté.

Mais Tony Perkins, président d'un groupe prônant les valeurs familiales, le Family Research Council et organisateur de la conférence a déjà fait savoir qu'il ne voterait pas pour Giuliani si celui remportait la nomination du parti républicain.

"Je ne voterai pas pour un candidat qui soutient le droit à l'avortement" a-t-il assuré.

Cette rencontre entre candidats et droite religieuse intervient alors qu'un nouveau sondage CBS confirme que les conservateurs religieux ne s'estiment pas représentés par les candidats républicains pour 2008. Plus de 51% des électeurs chrétiens évangélistes ont indiqué, selon le sondage, qu'ils souhaitaient davantage de candidats.

La droite religieuse fait partie de la coalition conservatrice qui a fortement contribué à l'élection du président George W. Bush en 2004.

 

Mais Giuliani reste le mieux placé côté républicain, et Hillary Clinton est donnée favorite pour le second tour

 

Philippe Grangereau

Libération

23 octobre 2007

Extrait

 

Orateur de talent, Giuliani espère, en roulant des mécaniques, devenir l’homme du consensus pour les républicains, en dépit de ses insuffisances dans le domaine crucial des «valeurs familiales». Deux fois divorcé, il est pour l’avortement et s’est plusieurs fois déguisé en drag queen alors qu’il était maire de New York. De quoi terrifier la droite religieuse, qui apporte pas moins d’un tiers des voix au parti républicain. Intervenant la semaine dernière devant une assemblée de chrétiens évangélistes, Giuliani a sollicité leur soutien en promettant de les écouter et d’être «toujours sincère». Une partie de cette frange religieuse a menacé de le boycotter, mais une majorité semble malgré tout encline à s’accommoder de Giuliani, car il demeure à leurs yeux le candidat le mieux à même de battre la Hillary.

Consterné par l’incompétence de l’administration Bush, le camp républicain est atteint de neurasthénie. Alors que George W. Bush avait battu tous les records de levée de fonds de campagne en 2004, les républicains sont cette fois à la traîne derrière les démocrates. Ces derniers ont engrangé 244 millions de dollars de dons, contre 175 millions pour les républicains. Selon le Washington Post, un tiers des donateurs habituels de Bush ont gardé leurs portefeuilles clos. Une partie d’entre eux alimente même désormais la campagne démocrate. En raison de ses positions crispées, parfois xénophobes, à l’encontre 12 millions d’immigrants illégaux du pays, le parti républicain doit aussi faire son deuil des suffrages de l’importante minorité hispanique.