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Index / Les Mormons dans la presse / Mitt Romney dans la presse / Mitt Romney change de stratégie et met en avant don bilan pour convaincre dans le New Hampshire

 

Romney tente de rebondir grâce à son bilan

 

Glen Johnson – Associated Press

Yahoo ! News

7 janvier 2008

Traduction mormonisme.com

 

Biographie de Mitt Romney

 

 

Des Jeux Olympiques mal partis transformés en succès, et un déficit budgétaire devenu en surplus à l’issu son mandat de gouverneur du Massachusetts voisin : Mitt Romney mise sur son expérience pour effectuer un come-back lors des primaires du New Hampshire:

C’est un pari tardif qui pourrait se révéler bien meilleur que les prises de position qui lui ont maintes fois valu d’être qualifié de girouette, d’opportuniste, ou de manquer cruellement d’authenticité. 

Romney, qui avait adopté la position officielle du parti républicain sur le droit à l’avortement, les droits des homosexuels, et la recherche sur les cellules souches embryonnaires en dépit de prises de positions passées différentes sur ces sujets sensibles, a finalement décidé que tout cela faisait pale figure en comparaison à un sujet sur lequel il a fait l’impasse : son bilan.

Vendredi soir à Manchester, puis samedi à Derry et à Nashua, il a énergiquement répété qu’il incarnait le changement que les électeurs attendaient.

« Si vous voulez que cela change à Washington, il va falloir y envoyer quelqu’un qui sait comment on s’y prend », a-t-il déclaré vendredi.

Et l’argument n’est pas mensonger.

En tant que capital risqueur, lui et ses investisseurs ont gagné des millions en finançant de jeunes entreprises prometteuses ou bien en en restructurant d’autres qui connaissaient des difficultés.  Parmi elles, il y eut Staples, le désormais célèbre géant de la fourniture de bureaux.

La veille au soir de l’inauguration du premier magasin à Boston, Romney était présent, apportant des pizzas aux employés et aidant à remplir les rayonnages.  Aujourd’hui, Staples compte 80 000 employés dans près de 30 pays et totalise 18 milliards de dollars de revenus.

Ces faits ont été rapportés par Tom Stemberg, le fondateur de Staples, qui s’est rendu à Derry samedi pour venir apporter son témoignage et rendre hommage à son business angel.

« Lorsque nous avons lancé Staples, la plupart des investisseurs n’y croyaient pas, ils n’arrivaient pas à imaginer qu’on puisse vouloir faire des économies sur des trombones et des stylos.  Mitt Romney qui n’a eu de cesse de faire faire des économies à son Etat, à sa famille, et à son pays a tout de suite adhéré à l’idée », a déclaré Stemberg à la foule.

Millionnaire, Romney avait en 1999 l’indépendance financière pour relever le défi de ressusciter les J.O. d’hiver de Salt Lake City empêtrés dans des scandales de corruption, de paris truqués, et de crises financières.

Les titans de l’Utah sont venus le chercher parce que sa réputation familiale, son sens des affaires, et son sens de l’éthique étaient reconnus de tous.

« Vous savez ce que je connaissais des compétitions sportives ? a demandé Romney.  Et bien, pas grand-chose. Je m’étais déjà rendu à certaines. Mais d’ici à organiser les Jeux Olympiques ? En revanche ce que je savais faire, c’était prendre me saisir des problèmes, et les résoudre ».

Les J.O se sont terminés sur un bénéfice financier et des critiques enthousiasmés par tant d’innovation telle que la remise des médailles sur fond de concert musical.

Les J.O. terminés, Romney est retourné dans la Massachusetts et s’est présenté au poste de gouverneur. Et bien que républicain devant faire face à un corps législatif très largement démocrate, il ramena le budget de l’Etat dans le vert.  Ce gouverneur, qui ne toucha aucun salaire, ridiculisa les avocats lancés contre lui en faisant passer une hausse d’impôt rétroactive qui rapporta 250 millions de dollars. 

Romney signa également un projet de loi de sécurité sociale universelle pour l’Etat.

L’importance de cette réussite est évidente pour une bonne raison : aucun autre Etat, pas même le pays en l’occurrence, n’est parvenu à cela.

Et pendant ces quatre années à la tête du Massachusetts, Romney a commencé à étoffer son CV d’homme politique.

 

Puis, ce défenseur déclaré du droit à l’avortement, dont un membre de sa famille est décédé d’un avortement clandestin, s’est ensuite déclaré contre l’avortement.

L’homme qui s’était un jour targué d’avoir peu d’ami au sein de la National Rifle Association, le lobby pro-armes, a ensuite tenté de vendre son intérêt pour les armes.

Et l’homme qui, en 1994, s’était vanté d’être un meilleur défenseur des droits des homosexuels que le sénateur Edward M. Kennedy, s’est ensuite défini comme le dernier rempart du sanctuaire familiale lorsque la Court Suprême de justice a fait en 2003 du Massachusetts le premier Etat à autoriser le mariage gay.

En quittant son poste en janvier dernier, Romney a également signé un engagement à ne pas créer de nouvel impôt, un document qu’un des ces assistants avait rejeté quatre ans auparavant en affirmant que le gouverneur ne voulait pas faire de « politique démagogique ».

Il n’est pas étonnant que le week-end des débats entre les candidats républicains fut pour Romney celui des retours de bâtons.  Ces rivaux Mike Huckabee et John McCain n’ont eu que peu d’égard pour ce candidat qui fut le premier à mener des campagnes de publicités négatives, et qui ensuite réclamait que l’on se concentre sur les dossiers lorsque ces adversaires rétorquaient en le critiquant sur ses prises de positions changeantes.

Malheureusement pour Romney, les critiques ont éclipsé l’important changement qu’il opérait ce soir là, lors de son meeting, expliquant que, si les électeurs voulaient du changement à Washington, il était le mieux placé pour cela.  Car, si l’on observe bien les succès qu’il a remportés, il s’agit là d’un argument convaincant.