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Président Henry B. Eyring
C'est avec joie et humilité que le nouveau dirigeant accueille sa désignation à la succession de James E Faust au poste de Second Conseiller de la Première Présidence de l'Eglise.
Carrie A. Moore Deseret Morning News 7 octobre 2007 Traduction Fabrice Cellier Mormonisme.com
Jeffrey D. Allred, Deseret Morning News
C'est avec un large sourire et un soupçon d'émotion que le président Henry B. Eyring a qualifié son accession à la Première présidence de l'Eglise des SDJ de douce et intime; un moment mélangeant joie et sensation de proximité avec le Seigneur, mais également celle de "ne pas être à sa place". Président Eyring a fait ces déclarations aux journalistes à l'occasion d'une conférence de presse télévisée donnée samedi, juste après avoir été confirmé au rang de Second conseiller du président l'Église de Jésus Christ des Saints des Dernier Jours par l'ensemble des fidèles mormons du monde entier. Eyring succède ainsi à James E. Faust, décédé en août dernier. Président Eyring a raconté qu'il avait reçu un coup de téléphone du président Gordon B. Hinckley mardi dernier lui demandant s'il souhaitait se joindre au président Thomas S. Monson et lui-même pour occuper la Première présidence. "C'était la plus merveilleuse façon de relayer un appel venu du Seigneur", a-t-il lancé. Eyring se laissa gagner par l'émotion lorsqu'il évoqua le Président Faust. "Il était non seulement un ami cher mais aussi un model", a-t-il déclaré. Plus tard, le président Eyring raconta la fois où il confiait à un des membres de l'Autorité générale avoir "toujours voulu lui ressembler étant enfant".
Éduqué et entreprenant Président Eyring est né le 31 mai 1933 de Henry et Mildred Bennion Eyring à Princeton dans le New Jersey où il a passé son enfance. Son père était un chercheur et physicien renommé de Princeton et l’université d’Utah dont les travaux complexes ont été utilisés dans de nombreux domaines scientifiques. Dans les années 1940, la famille a quitté le New Jersey pour Salt Lake City de sorte que les enfants puissent grandir dans un environnement mormon. C’est là que Frère Henry Eyring put aider son institution universitaire à gagner en notoriété dans le monde de la recherche. Avec cette appréhension particulière qui caractérise les enfants, Frère Eyring avait raconté il y a plusieurs années à un auditoire réuni sur le campus de Brigham Young University qu’il se souvenait de son arrivée en Utah : « Je me souviens de l’aide que m’ont apporté mes cousins », prévenant « que les autres enfants me jetteraient des pierres si je ne me débarrassais pas de mon accent du New Jersey. Ce que je fis rapidement, par peur. Je me souviens de la terreur que je ressentais en me rendant au collège le premier jour ».
« Je ne sais pas ce qui s’est passé mais, quelques années plus tard, à l’issue de la saison de basket-ball, j’ai quitté le lycée et ai pris la direction de l’université d’Utah, sans mes camarades d’école. Je me souviens des premiers jours ; les départements de physique et de mathématiques ne m’étaient guère amicaux. Je me rappelle mes craintes. « De là je suis rentré dans l’US Air Force : j’avais décidé que je ne ferais pas ma carrière dans la physique. Je pensais avoir besoin d’autre chose pour mon éducation, alors je me suis rendu à cet endroit dont j’avais entendu parler et qui s’appelait Harvard Graduate School of Business. J’étais si naïf que je n’imaginais pas qu’il puisse être difficile d’y entrer. Je sais aujourd’hui que c’est par miracle que j’y ai été accepté… « Je ne savais même pas ce qu’était un bilan comptable. Je ne savais pas à quoi ressemblait une facture pro forma. J’étais un étudiant en physique égaré dans l’école de commerce d’Harvard ». Diplômé d’un doctorat de cette prestigieuse institution, il intégra le corps enseignant de Stanford University, où il maria sa femme, Kathleen Johnson. Il se rappelle que « le premier défi culinaire de Kathleen fut de trouver un menu de petit-déjeuner que je pouvais garder dans mon estomac face à ces étudiants de Stanford apparemment très confiants. Je me demandais comment je parvenais à leur enseigner, jusqu’à ce que je découvre qu’ils étaient tout aussi effrayés que moi ». A Stanford, il occupa des postes d’enseignement et administratifs en management de production, analyse des opérations et des systèmes, management et techniques organisationnels d’entreprise. Il fut également, dans le cadre d’un partenariat d’un an, intervenant au Massachusetts Institute of Technology, et fondateur, directeur et dirigeant de deux sociétés à Sunnyvale en Californie. Consultant pour un grand nombre d’établissements privés et publiques, il fut appelé par la Première Présidence au poste de président de Ricks College (aujourd’hui BYU-Idaho) en 1971, qu’il occupa pendant six années avant de devenir adjoint à la commission d’éducation de l’Eglise. Par la suite, il fut nommé président de la commission jusqu’à ce qui fut appelé au poste de Premier conseiller de la Présidence de l’Episcopat en 1985 avant de rejoindre le Premier Collège des Soixante-Dix en 1992, et de devenir Apôtre le 1er avril 1995 à l’âge de 61 ans.
Un décisionnaire Lorsqu’on lui demanda dimanche dernier comment sa formation à Harvard allait influencer son travail au sein de la Première Présidence, Président Eyring fut de nouveau gagné par l’émotion en faisant part de son expérience en tant que témoin des décisions prises à différents postes clés de la direction de l’Eglise. Nouveau président de Ricks College, prenant place à sa première réunion du conseil d’administration de la cellule éducation de l’Eglise, il observa les décisionnaires, avec le regard d’un universitaire rompu à la recherche. Une expérience qu’il perçut alors comme « une bien étrange rencontre ». « Vous avez sous les yeux les prophètes de Dieu, et leurs désaccords sont tels que vous n’avez jamais rien vu de pareil dans le monde des affaires » où les participants s’en remettent le plus souvent au président du conseil. « Je pensais qu’une révélation les mettrait tous d’accord. Ca n’avait rien de comparable à ce qui m’avait été donné d’observer parmi dans les petites réunions d’affaires ». Au bout d’un moment, les hommes finirent par trouver des points d’accord, et il crut alors avoir été le témoin d’une « unité miraculeuse ». S’attendant alors à ce que Harold B. Lee, le président de l’époque, annonce un consensus, il fut sidéré d’entendre le prophète remettre la discussion sur la table en annonçant qu’il sentait « qu’un des participant n’était pas encore convaincu ». A l’issu de la réunion, il vit un des membres du Collège des Douze s’approcher du président Lee et le remercier. Avec une émotion se mêlant au souvenir, Président Eyring se rappelle avoir pensé : « On est dans un autre monde. Cette Eglise est vraiment ce qu’elle affirme être, la véritable Eglise de Jésus Christ. L’esprit de la révélation est vraiment parmi nous, même lors de ce que l’on appelle les affaires courantes » destinée à la bonne conduite de l’Eglise. « Le président Lee m’a offert une grande leçon : qu’il est possible d’être ouvert, direct, et de parler des différences d’une manière dont il est impossible ailleurs. Personne n’essaie de gagner ou d’imposer son avis aux autres. Nous souhaitons juste dire et faire ce qui est juste ».
Président Eyring est le troisième dirigeant formé à Harvard appelé par le Président Hinckley à servir un poste clé. Les présidents récemment nommés à la tête des universités de l’Eglise, BYU-Idaho et BYU-Hawaï, sont tout deux diplômés de Harvard. Ces derniers mois, Président Eyring fut désigné comme représentant et porte-parole de l’Eglise pour s’exprimer publiquement sur des sujets de controverses Récemment, à Cedar City, il fut chargé de présenter au nom de l’Eglise des excuses publiques aux descendants des 150 victimes du Massacre de Mountain Meadows pendant lequel 120 immigrants non-mormons en route pour la Californie furent tués sur l’ordre de dirigeants locaux de l’Eglise qui étaient à la tête d’une milice mormone. Pendant la cérémonie tenue au cimetière où sont enterrées certaines des victimes, Eyring, encore apôtre, avait lu une déclaration préparée par la Première Présidence et qui reconnaissait que des dirigeants locaux avait mené et perpétré le meurtre de civiles désarmés. La déclaration exprimait de « profonds regrets » pour le massacre, qui est depuis longtemps source de disputes entre historiens et d’embarras pour l’Eglise. Frère Eyring, accompagné de Frère Russel M. Nelson, son collègue du Collège des Douze, fut également désigné l’été dernier pour rendre visite au révérend Al Sharpton, qui avait fait une déclaration politique publique visant le candidat présidentiel Mitt Romney, et suggérant que les Saints des Derniers Jours ne croyaient pas en Dieu. Lors d’un entretien téléphonique avec les deux apôtres, Sharpton s’était excusé. Les deux dirigeants de l’Eglise avait accepté ses excuses et décrété que l’affaire était close.
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