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Index / Les Mormons dans ma presse / Mitt Romney dans la presse / Bilan de la campagne 2008 du candidat républicain Mitt Romney

 

Le Bilan de la campagne de Mitt Romney

 

 

Biographie de Mitt Romney

Mitt Romney sort par la toute petite porte

 

Courrier International

8 février 2008

 

Pour le Boston Globe, si l'ancien gouverneur du Massachusetts a finalement été contraint de quitter la course à la Maison-Blanche, c'est parce qu'à aucun moment de sa campagne il n'a su faire preuve d'authenticité. Une analyse sans concession.

 

Le Mitt Romney que les électeurs du Massachusetts ont élu gouverneur en 2002 n'est pas le même homme que celui qui s'est lancé dans la course à la Maison-Blanche. Le Romney que l'on a connu avait pourtant tout ce qu'il fallait : c'était un dirigeant brillant, informé, efficace, pas le genre à laisser des questions idéologiques compromettre des solutions pragmatiques. De quoi séduire un électorat lassé par une politique destructrice et avide de progrès. En plus, ce portrait-là avait le mérite d'être juste.

Au lieu de cela, Romney a troqué son costume trois pièces pour le pagne de Tarzan et a joué des muscles sur l'immigration, le contrôle des armes à feu, la moralité et la religion. Nouvelle panoplie qu'il n'a jamais vraiment su porter, et les électeurs l'ont senti. Hier, Romney a mis un terme à sa campagne présidentielle, tel un investisseur en capital-risque qui n'aurait réussi qu'à saboter une marque de qualité, la sienne.

Il est satisfaisant de constater qu'aucun des deux candidats républicains encore en lice n'a les faveurs de la droite ultra. John McCain, le favori, est honni pour avoir travaillé avec les démocrates sur des sujets comme la réforme du financement des campagnes, l'immigration, la réduction de la dette et la lutte contre le réchauffement climatique. Mike Huckabee est pour sa part suspect parce qu'en tant que gouverneur de l'Arkansas, il a augmenté les impôts et qu'il se soucie de "tous les enfants de Dieu", y compris les enfants des immigrés clandestins.

Mais plus encore que leurs hétérodoxies éventuelles, McCain et Huckabee ont en commun un trait de caractère : l'authenticité. Peut-être ont-ils quelquefois louvoyé sur certains sujets, mais les électeurs considèrent que leurs convictions sont sincères. Alors que les multiples métamorphoses de la campagne de Romney ont toujours semblé manquer de sincérité.

Hier, Mitt Romney a présenté son départ comme un sacrifice au nom de son parti et de son pays. "S'il ne s'agissait que de moi, je continuerais", a-t-il déclaré. Mais poursuivre le combat jusqu'à la convention républicaine, a-t-il ajouté, risquait de "compromettre le lancement d'une campagne nationale", facilitant donc une éventuelle victoire démocrate. On peut comprendre qu'il souhaite s'en aller en laissant de lui une image glorieuse. Mais, en réalité, McCain l'a écrasé lors des primaires du "Super Tuesday", avec un total de voix quatre fois supérieur, si bien qu'il était impossible que Romney le rattrape. Là encore, la position de Romney n'est pas tout à fait crédible.

 La France n'est pas un modèle à suivre,
selon Romney

L'express

7 février 2008

 

Le républicain Mitt Romney, qui a jeté l'éponge jeudi dans la course à la Maison-Blanche, a brandi le spectre d'une France vieillie et sur le déclin pour stigmatiser les menaces qui, selon lui, pèsent sur l'Amérique conservatrice.

Dans son discours d'abandon, Mitt Romney a brandi le spectre d'une France vieillie et sur le déclin pour stigmatiser les menaces qui, selon lui, pèsent sur l'Amérique conservatrice.

"Pas le leader du monde"
Jetant l'éponge dans la course à la Maison-Blanche, il a lancé: "nous faisons face à une nouvelle génération de défis qui menacent notre prospérité, notre sécurité et notre avenir. Si l'Amérique ne change pas, nous pouvons devenir comme la France du 21ème siècle. Encore une grande nation mais pas le leader du monde".

L'homme d'affaires, qui a passé deux ans en France en tant que missionnaire mormon dans les années 60, n'en est pas à sa première tirade contre les Français. Récemment, lors d'un discours où il évoquait les valeurs morales devant une université, Romney a affirmé: "en France, on me dit que maintenant on se marie pour des périodes de sept ans, après quoi l'un ou l'autre partenaire peut s'en aller". "Quelle légèreté!", a-t-il lancé.

Identifier Hillary à la France...
Une fuite dans le quotidien Boston Globe au tout début de ses préparatifs de campagne fin 2007 avait vu la publication d'un document stratégique du camp Romney où la critique de la France était conseillée de façon récurrente comme un bon outil de campagne.

Des slogans étaient développés, associant la candidate démocrate Hillary Clinton à la France. "C'est là qu'Hillary et les démocrates veulent nous emmener. Hillary = France", suggérait ce document à usage des militants. Des autocollants estampillés "First, Not France" ("En tête, pas en France") avaient même été édités à mettre sur les voitures mais n'ont pas été utilisés, affirmait le Boston Globe.

 

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