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LES MORMONS Théologie, croyances, pratiques, et actualité de L'Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours DANS LA PRESSE |
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Gordon B. Hinckley, Prophète et Président de l'Eglise des SDJ, s'éteint à l'âge de 97 ans
Le 15ème dirigeant de l'Eglise aura marqué sa présidence du sceau de l'expansion et l'ouverture
Peggy Fletcher Stack 28 janvier 2008 extrait Traduction Mormonisme.com
Gordon B. Hinckley, président de l’Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours est mort dans la soirée, à l’âge de 97 ans. La vie d’Hinckley se confond avec le XXème siècle, une ère marquée par l’internationalisation de l’Eglise et des avancées technologiques. Il fut le témoin de changements qui ont transformé ce petit mouvement religieux installé dans les Rocheuses en une Eglise de plus de 13 millions de membres à travers le monde, se saisissant tous les nouveaux moyens de communication naissants, de la radio au satellite, en passant par YouTube, comme une chance de porter la bonne parole mormone. Il débuta sa carrière dans les années 1930, comme missionnaire à Londres, défendant sa foi, juché sur une caisse au milieu de Hyde Park, et vivra assez longtemps pour être le témoin de la campagne du premier candidat mormon à avoir une chance d’être élu aux présidentielles américaines. Et tout ce temps, Hinckley n’aura eu de cesse de faire accepter son Eglise sur le plan mondial. « Nous ne sommes pas des gens bizarres », avait déclaré Hinckley en 1995 lors d’un entretien à Mike Wallace dans l’émission 60 Minutes. Avec la perspicacité d’un homme politique, Hinckley a su minimiser les aspects les plus controversés de l’histoire de SDJ. En 2002, lors des Jeux Olympiques d’Hiver de 2002, il souhaita la bienvenue au monde entier, promettant que chacun aurait la possibilité pendant son séjour en Utah de prendre un verre s’il le souhaitait. En 2004, il reçut l’une des plus grandes distinctions honorifiques américaines, la médaille présidentielle de la liberté. Hinckley mettait souvent en avant les points communs entre les mormons et les autres chrétiens, se rapprochant d’autres églises et religions, reprochant aux membres de son église d’être parfois trop claniques, condescendants, ou hostiles envers leurs voisins. « Cette Eglise est devenue une organisation mondiale et fait partie de la vie de millions d’individus dans 140 pays différents, avait-il déclaré au New York Times en 1995. Vous ne pouvez pas, il n’est pas possible de bâtir sur le pessimisme et le cynisme. C’est en observant avec optimisme, et en travaillant avec foi et convictions que les choses se réalisent ».
Il lança le plus ambitieux programme de construction de l’histoire de l’Eglise, comprenant l’imposant Centre de Conférence près de Temple Square, ainsi que 83 temples à travers le monde, ce qui représente pratiquement le double du nombre de temples érigés durant les 165 ans de mormonisme qui précédèrent sa présidence. Il mit sur pied un plan de soutien pour aider les anciens missionnaires issus de pays du tiers monde à bénéficier d’une meilleure éducation. Il a revitalisé le missionnariat, s’est penché sur le phénomène de défection des convertis, a envoyé des apôtres vivre dans des régions retirées du monde pour la première de l’histoire mormone, et a remplacé de nombreux postes salariés par le bénévolat. Hinckley a aussi remodelé l’image des dirigeants mormons. Lorsqu’en mars 1995, il devint le 15ème président de l’Eglise à l’âge de 84 ans, Hinckley était déjà le principal dirigeant de l’Eglise depuis plus d’une dizaine d’années à cause de la fragile santé de ses prédécesseurs. Il était résolu à changer l’image qu’avaient les présidents mormons, d’hommes frêles, secrets, avec un esprit de clocher désuets. Membres et non-membres étaient éblouis par sa mémoire encyclopédique et son éthique de travail quasiment surhumaine. Durant les treize années de sa présidence, Hinckley a donné plus de 2000 discours, s’est rendu dans plus de 150 pays, et a accueilli des centaines de diplomates et d’ambassadeurs. Il a donné des interviews à presque tous les principaux journaux américains, charmant quantité de journalistes par sa sagesse populaire et son sens de l’autodérision. « Traitez-moi correctement », avait-il coutume de dire avec un large sourire malicieux : « Je suis un vieil homme ». Et ses 90 ans passés, cet homme que les mormons considéraient un « prophète, voyant, et révélateur » agissait rarement comme un vieillard. « Sa vivacité d’esprit et sa soif de comprendre le fonctionnement de tout ce qui l’entourait avait fait de lui un irremplaçable puit de connaissance, se souvient Frère Marlin Jensen, l’historien officiel de l’Eglise. Je crois qu’il était un vrai prophète, ce qui n’empêche pas qu’il fut également un génie ».
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